LES SIGNES DE SOUFFRANCES CHEZ LES ENFANTS

Les enfants n’ont pas accès par la parole à ce qu’ils vivent. Ils ne  se rendent pas compte que la situation qui est la leur, est difficile et compliquée, n’ayant pas d’autres points de comparaison. 

Ils vont donc présenter des signes de somatisation qui peuvent être : 

Des troubles du sommeil : de l’endormissement, des cauchemars, des réveils nocturnes, refus de dormir dans leur chambre. Pour certains enfants ce sera tout l’inverse :  trop de sommeil, besoin irrépressible de faire la sieste, voire s’endormir en classe. 

 

Des troubles de l’alimentation  : là aussi des enfants qui vont grignoter tout le temps, qui mangent de trop grande quantité, des besoins en sucre, ou au contraire perte de l’appétit, voire des vomissements, des maux de ventre sans causes réelles. Tout cela peut s’accompagner de prises de poids ou d’amaigrissement. 

 

Des troubles de la relation : des enfants qui deviennent agressifs, insolents, bagarreurs, violents, piquent des colères, ne supportent plus la vie en groupe.  Et bien sur son contraire, des enfants inhibés, qui n’osent plus jouer, aller vers les autres, à des anniversaires, dormir ailleurs que chez eux, même dans la famille. Ils restent enfermés dans leur chambre, ne jouent plus ne sont plus créatifs. Les enfants sont tristes, n’ont plus envie de rien, rien ne leur fait plaisir, et comme toujours on retrouve son contraire avec une trop grande excitation, parler fort, crier, hurler, gesticuler dans tous les sens, agitation débridée. 

 Des enfants aussi qui vont être trop gentils, trop prévenants, rendent service sans qu’on leur demande, prennent en charge les plus petits, les gardent, font faire les devoirs. On appelle cela de la parentification et c’est très important de leur expliquer que ce n’est pas leur place d’enfant, que vous les adultes vous êtes en capacité de gérer. 

 

Des comportements inadaptés  en lien avec l'événement de rupture : refus d’en parler, pensée magique où l’enfant se sent responsable de ce qui s’est passé.  Il exagère ou au contraire minimise les faits. 

Troubles en lien avec le corps : On va retrouver les problèmes d’énurésie, encoprésie, mais aussi la mise en danger avec l’accumulation d’accidents, de chutes, de bras et jambes cassés. 

Arrêts de croissance et maladies à répétition, angines, allergies, rhumes, maladies de peau.  

 

Tout changement depuis la séparation ou le décès dans le comportement, l’attitude, la relation de l’enfant avec lui-même et les autres doit être pris au sérieux. Il est important de comprendre ce que l’enfant veut  dire par ce ou ces symptômes. Ce mal-être il ne peut pas l’exprimer  par la parole alors il “l’agit”.  Il ne sert à rien de lui poser des questions, il ne sait pas. Lui faire des propositions très larges pourra l’aider par exemple : “ c’est dur pour toi les deux maisons” , “tu es en colère parce qu’on s’est séparés”, “ tu voudrais que ça redevienne comme avant “,  tu t’inquiètes”, “tu penses qu’on ne va pas y arriver “, “ tu as peur qu’on t’abandonne, qu’on ne s’occupe plus de toi”,  “tu penses que je ne peux pas vivre seul(e)”, ect……. à un moment il va peut être se mettre à pleurer ou reposer une question ou reprendre un mot…. c’est que vous avez trouvé la porte d’entrée alors continuez dans cette direction. Montrez à l’enfant que vous  êtes à son écoute que vous voulez  le comprendre et surtout que vous  le croyez,  que vous comprenez que ce qu’il vit est difficile mais que vous  allez l’accompagner sur ce chemin.